L’enregistrement du temps en géologie : l’intuition prise en défaut (conférence)

par Alain Préat


Contrairement à l’intuition, les séries sédimentaires n’ont enregistré que très peu de temps (quelques pourcents seulement) et sont avant tout lacunaires.  Le temps non enregistré est ‘matérialisé’ par des joints ‘secs’  (= arrêts de sédimentation séparant les couches géologiques), des joints d’épaisseur (pluri)millimétrique ou des lacunes d’érosion. Il a fallu près de deux siècles pour s’en rendre compte et l’échelle des temps géologiques s’est construite sur cette erreur de bonne foi. Depuis le milieu du 20ème siècle des commissions d’abord nationales, puis internationales ont été mises

sur pied et tentent de corriger les nombreuses incohérences en proposant de nouvelles coupes géologiques de référence, connues en tant que stratotypes ou limitotypes. L ‘échelle est actualisée tous les quatre ans  et publiée dans le site international de stratigraphy.org.

La conférence présentée  (dans diverses institutions universitaires et à l’Académie royale de Belgique) se veut un historique du problème et intègre les travaux les plus récents en ce domaine. Comme dans beaucoup d’autres disciplines (physique avec’ l’éther’, biologie avec ‘la génération spontanée’, chimie avec ‘le phlogistique’ …), la géologie s’est établie à partir de biais (‘les séries ont enregistré 100% du temps géologique’ )… qui mettent du temps pour être d’abord compris, puis résolus. Travail jamais fini…

En conclusion, vu l’absence d’enregistrement significatif du temps dans les séries géologiques, on peut considérer celles-ci comme des ‘gruyères temporels’ et la plupart du temps il ne se passe donc rien!

Egalement se reporter aux difficultés rencontrées pour déterminer l’âge de la Terre.

 

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Climat : 15 vérités qui dérangent

A.  Debeil, L. Delory, S. Furfari, D. Godefridi, H. Masson, L. Myren, A. Préat, sous la direction scientifique I. Marko

Le débat sur l’origine des changements climatiques est loin d’être clos. Ces dernières années, les faits sont venus contredire les théories du groupe international d’experts sur le climat (le GIEC). Pourquoi les températures n’ont-elles plus augmenté à la surface du globe depuis 1998, tandis que les émissions de CO2 ne cessaient de croître ? Pourquoi le volume de glace en Antarctique ne diminue-t-il pas ? Pourquoi les scientifiques impliqués dans le « Climategate » refusent-ils de fournir les données sur lesquelles se basent leurs prévisions ? Et surtout, pourquoi les prédictions alarmistes proférées par ces scientifiques ne se sont-elles pas réalisées ? Pour la première fois, des professionnels issus de différentes disciplines unissent leurs forces pour montrer que le débat sur le climat n’est pas clos. En dépit des pressions professionnelles qu’ils subissent, et du tsunami médiatique d’hostilité qu’ils rencontrent à chacune de leurs initiatives, les auteurs du présent ouvrage, chimistes, géologue, ingénieurs, journaliste, épistémologue, dont plusieurs scientifiques reconnus dans leurs disciplines respectives, estiment qu’il n’est plus possible de se taire. Cet ouvrage, véritable bible du « climato-scepticisme », fait la synthèse des arguments qui réfutent les thèses dominantes dans le domaine climatique. Il est montré comment, depuis quinze ans, la réalité dément systématiquement les projections du groupe d’experts international sur le climat (GIEC) et de leurs innombrables relais politiques et médiatiques. Pour que triomphe la vérité scientifique.

Egalement : La faillite du climatisme

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Shale Gas, Geology and Environment (Conference)

par Alain Préat


Depuis la première décennie du 21ème siècle, le gaz de schiste (‘shale gas’) est intensivement prospecté et exploité aux USA.  La donne énergétique à l’échelle mondiale en est totalement bouleversée.  Cette  exploitation peut affecter l’environnement si toutes les précautions ne sont prises. Les réserves de ce gaz non conventionnel sont aussi, ou plus importantes, que celles du gaz conventionnel. A l’heure actuelle, hors USA, seul le Canada produit ce gaz, d’autres pays présentent de grands potentiels et parmi ceux-ci l’Argentine, l’Angleterre et la Chine ont des projets avancés.

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Climate Change : the Rule in the Geological Record (Conference)

par Alain Préat


 The first aim of paleoclimate science is to identify from observations of the geological record, the  nature of past climate changes. Paleoclimate is probably the oldest discipline in Earth science, it began in the 19th-century, and earlier with the discovery of elephant-like beast in the superficial deposits of Europe and Siberia debate about the intepretation in the 18th-century. The debate was about these surface enviroments of temperate areas shaped by the biblic flood or by glaciers [Préat, 2015 http://www.notre-planete.info/actualites/actu_4356.php]. By the middle of the 20th-century, many climate features associated with the recent ice ages have been identified. Geological processes are critical to the evolution of the climate. The most important issue pertaining the earliest evolution of the Earth’s climate is that energy emitted by the sun has progressively increased over 4.6Ga.  Recontructing climate history from the inherently incomplete geological record requires integrated analyses including geochronology, paleomagnetostratigraphy, paleobiology, paleotectonics etc.  Climate change in the geological past is the rule, it has been reconstructed using a number of key archives (including sedimentary, geochemical proxies) since billion of years. These records reveal that since its birth the Earth’s climate as a rule has been warming up or cooling down with periods of (super)greenhouse and (super)icehouse modes, on scales of thousands to hundreds of million of years. The controlling factors are both cyclic (external or astronomical) and secular (internal to the Earth) and related to plate tectonics. For more than 90 percent of its 4.6 billion-year history, Earth has been too  warm, even at the poles, for ice sheets to form. We live  in unusual times at least from the cooling at the Eocene-Oligocene boundary (± 34 Ma)  with the glaciating Antarctica. The Earth was also severely glaciated several times in its history (e.g. about 750 and 535 Ma).  As an example of the conditions prevailing in the very warm times, oxygen isotopes suggest that the Archean seawater (4.0-2.5 Ga) coud have experimented hyperthermal environments, with temperatures as high as 55-85°C [Knauth, 2005 Palaeogeography, Palaeoclimatology,  Palaeoecology, 219 : 53-69]. Considering the Precambrian as a whole (4.6-0.541 Ga), prior to about 2.2 billion years ago, the amount of oxygen in the atmosphere and surface ocean was small, concentrations of CO2 were as high as 100-1000 times modern levels, as those of CH4 which were more higher. Complex microbial eocosystems developed during this period (sulfate-reducing bacteria, autotrophic methanogens, fermenting bacteria, anoxygenic phototrophic bacteria) and could have been important contributors to the biological productivity of early Earth. Past about 2.2 Ga the productivity began to be driven by oxygen-producing (micro)organisms.

 

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Cette banquise Arctique qui n’en finit pas de fondre

Prof. Dr. Istvan Marko

Depuis des années, ils guettent, telle une nuée de médecins de Molière au chevet d’un agonisant, les moindres déviations de la quantité de glace en Arctique, son épaisseur et son âge. Nombreux sont ceux qui ont prétendu qu’elle allait disparaître en 2008, 2012, 2013, 2015 et même 2016. Hélas pour eux, la glace est toujours là et bien là. Damien Ernst a parlé de « tipping point », un point de basculement, au-delà duquel les choses se dégraderaient inéluctablement. Et d’ajouter que l’on entre dans un domaine inconnu où tout – surtout le pire, évidemment – peut arriver. Alarmisme, quand tu nous tiens !

Mais qu’en est-il vraiment du triste sort de la banquise arctique ? Fond-elle de manière anormale ? Va-t-elle disparaître dans un proche avenir ? Et qu’adviendra-t-il des ours polaires ?

Signalons d’emblée que les mesures effectuées au cours de l’année 2016 montrent effectivement que, depuis la mi-octobre, l’étendue de la banquise arctique est inférieure à celle observée les années précédentes. Il semblerait donc que la glace se reconstitue moins vite. Cependant, si l’on examine attentivement les données, on observe que le regel, lent en octobre, s’accélère et que la quantité de glace devrait revenir à la normale avant la fin de l’hiver.

nb: janvier 2017. Finalement la banquise arctique a rejoint la courbe ‘moyenne’ de surface des glaces au cours du mois de décembre 2016.

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